Domaines prioritairesRapports Nationaux
Publications MondialesRecherche |
6ème colloque internationale sur VIH Océan IndienL’Union des Comores a accueilli du 2 au 4 novembre le 6 ème colloque international sur le VIH/SIDA. Un moment fort pour les quelques 300 participants venant des quatre coins du monde et particulièrement de la région du sud ouest de l’Océan indien. Le thème choisi cette année est la lutte contre la stigmatisation et la discrimination dont sont souvent victimes les malades du SIDA. La cérémonie d’ouverture officielle s’est déroulée le vendredi 2 novembre au Palais du peuple, en présence des plus hautes autorités politiques, religieuses, et des partenaires au développement au premier rang desquels, le Système des Nations Unies. La première édition a eu lieu à l’île de La Réunion en novembre 2002, et depuis le rendez-vous s’est institutionnalisé pour devenir un vaste forum d’échanges, d’information et de formation, visant à offrir une sorte de remise à niveau à l’ensemble des systèmes nationaux de prévention et de prise en charge des personnes vivant avec cette maladie dans les pays de la zone de l’Océan Indien. Dans son allocution, le chef de l’Etat comorien a plaidé pour « une attitude responsable pour protéger sa propre santé, celle de sa famille et celle des autres ». Pour Ahmed Abdallah Sambi il s’agit d’une responsabilité individuelle et collective qui nous oblige à agir contre les discriminations et les stigmatisations dont sont victimes les malades et les porteurs du virus. Mais pour assurer l’efficacité de cette action il importe de prendre en compte toutes ses composantes à travers la prévention, le dépistage, le conseil et la prise en charge des malades, par l’accès gratuit aux médicaments, dit-il. Le chef de l’Etat a toutefois invité tous les acteurs impliqués à ne pas baisser la garde, même si les îles de l’Océan Indien ont la chance d’avoir un des taux de séroprévalence les plus bas du monde. Le Coordonnateur des Activités Opérationnelles du Système des Nations Unies, a quant a lui rendu hommage aux autorités comoriennes de la réussite de ce moment historique et qui marque le point culminant des efforts que déploie le gouvernement comorien dans la lutte contre le VIH/SIDA. Pour Monsieur Opia Mensah KUMAH, Représentant Résident du PNUD, la situation engendrée par cette pandémie, demande une grande mobilisation pour y faire face, car l’expérience du passé, a montré que l’immobilisme est porteur de risque et de danger comme ce qui s’est passé aux années quatre-vingt dans certains pays d’Afrique et en Asie et Europe de l’est. Alors que cette épidémie déroule son flot de misère et de régression dans le monde et plus particulièrement en Afrique subsaharienne, les pays de la zone de l’Océan Indien doivent investir dès maintenant et davantage dans la prévention d’autant plus que la nouvelle dynamique dans la lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde est en train de redonner l’espoir à des dizaines de millions de personnes. Le Coordonnateur du SNU, souligne que le renforcement du principe Trois UN (un cadre de coordination commun, un cadre d’action commun et un cadre de suivi évaluation des efforts de lutte commun) au niveau régional est un gage pour l’harmonisation des interventions et permet d’attirer les fonds nécessaires à la lutte contre ce fléau dans les îles de l’Océan Indien, et que le souci en tant que Système des Nations Unies partenaire dans le développement durable est de tout faire pour aider à combler les lacunes pour atteindre l’Accès Universels à la prévention, aux traitements, aux soins et soutien, en complémentarité avec les autres partenaires techniques et financiers. Le Représentant Résident du PNUD a saisi cette occasion pour réitérer la détermination de tout le système des Nations Unies à accompagner les pays dans leurs efforts de lutte contre cette pandémie afin de préserver la santé de la population, afin que le développement socio économique ne soit pas mis en péril. Notons que la veille, les participants ont assisté à l’inauguration, par le vice-président en charge de la santé, du centre de dépistage des volontaires anonyme et gratuit (Cdvag) à Mitsamiouli. Une structure cofinancée par la Commission de l’Océan indien (Coi) et le centre médico-chirurgical de Mitsamiouli. Plusieurs activités sont organisées dans le cadre de ce grand colloque, notamment des communications et conférences débats animés par d’éminents spécialistes et praticiens impliqués dans des travaux de recherches médicaux et épidémiologiques et le suivi social de l’évolution de la pandémie. Le rôle des médias a été aussi discuté au cours de ce 6 ème colloque. Toihir MlahailiChargé de Communication SNU |
|
|
|