Renforcement des capacités de l’Observatoire Volcanologique du Karthala (OVK) en Union des Comores.

L'équipe de l'OVK sur le site du Karthala (photo : PNUD)

L’Observatoire Volcanologique du Karthala est une institution à caractère volcanologique implanté depuis 1988 avec l’appui de la Coopération Française ayant comme principale mission, la surveillance régulière des activités du volcan Karthala et de prévenir la population et les autorités d’éventuelles éruptions volcaniques. Depuis 2007, le PNUD est devenu un des principaux partenaires de l’OVK dans le cadre des projets « Développement des capacités de gestion des risques de catastrophes naturelle et climatique, en Union des Comores », déjà clôturé, et « Intégration de la réduction des risques des catastrophes dans les politiques en vue de réduire la pauvreté en Union des Comores » pour un montant total de 930,000 USD.

A retenir

  • La reprise des activités magmatiques du Karthala pose un niveau très élevé de risques à la population comorienne qui est extrêmement vulnérable, surtout depuis 2006.
  • L’Observatoire Volcanologique du Karthala a comme principale mission, la surveillance régulière des activités du volcan et de prévenir la population et les autorités d’éventuelles éruptions volcaniques.
  • L’appui du PNUD a permis l’acquisition régulière des données et leurs traitements, ainsi que l’information de la population sur les aléas.

L’union des Comores est un archipel volcanique. Le volcan Karthala est situé dans l’île de Ngazidja. Il représente les deux tiers de la surface totale de l’île. La hauteur totale du volcan est d’environ 6,000 mètres, avec 4,000 mètres submergés sous la mer et 2,360 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le volcan a une caldeira de trois kilomètres sur quatre située dans la partie centrale au sud de l’Ile. Le cratère qui vient de se former dans cette caldeira est rempli d’eau provenant d’une récente éruption phréatique, dont la profondeur est d’environ 1.000 mètres. Les Rift zones s’étendent vers le Nord-Ouest et Sud Est, à partir du sommet.

Pendant les deux cent dernières années, il y a eu une éruption du Volcan Karthala en moyenne tous les onze ans. La majorité des éruptions étaient de type magmatique, aboutissant à des coulées de lave sur les deux côtés de l’île. Pendant le siècle dernier, les coulées de lave ont atteint des régions habitées du littoral, y compris Moroni, la capitale.

La reprise des activités magmatiques du Karthala pose un niveau très élevé de risques à la population comorienne qui est extrêmement vulnérable. Très récemment en 2005, l’éruption du Karthala a eu lieu en avril et en novembre et a touché respectivement 40.000 et 175.000 personnes. Depuis le mois de mai 2006, elle continue à montrer des signes d’activités croissantes et les arrangements nationaux actuels, sur la préparation et le relèvement, ne sont pas adaptés pour gérer les niveaux de risques existants. Ce projet renforcera les capacités nationales de contrôle du volcan en travaillant étroitement avec l’Observatoire du Volcan Karthala (OVK) aux Comores. Il apportera également son soutien à la préparation des plans nationaux de prévention, au renforcement du Système des Nations Unies et aux mécanismes nationaux de coordination des catastrophes naturelles. Au-delà de la menace volcanique qui pourrait être considérée comme étant un point d’entrée tangible, l’objectif définitif serait de soutenir le gouvernement comorien dans la création d’un système multi risques pour mieux se préparer à répondre aux risques volcaniques, aux cyclones et aux autres risques naturels. L’archipel a subi environ 40 cyclones entre 1910 et 1990 (en moyenne un cyclone tous les cinq ans), avec des graves conséquences sur les populations et les infrastructures. La dernière éruption volcanique a révélé la nécessité d’une meilleure préparation communautaire. Ce projet, à travers des activités concrètes contribuera à renforcer la préparation communautaire, en collaboration avec le Croissant Rouge Comorien. Enfin, l’impact des catastrophes répétées sur le développement et les pauvres, aux Iles Comores, est un aspect que le projet prend en considération.

A sa création l’OVK comptait 2 stations pour la surveillance du volcan. La surveillance du volcan se fait au travers d’un dispositif de surveillance situé au sommet du Karthala et aux alentours ; et composé d’un  réseau de 8 stations sismiques, dont 4 au sommet et 4 sur ses flancs pour le suivi de l’activité sismique du volcan, d’un ensemble de 2 stations inclinométriques et d’une station extensométrique pour les mesures de déformation, d’une station de détection de gaz précurseurs (CO2 et Radon), de deux caméras de surveillance permettant de visualiser différentes manifestations du volcan (fumerolles, éboulement…) et d’un réseau de 8 stations de mesures Polarisation Spontanée (PS), permettant de suivre l’activité hydrothermale.

A part les données PS, toutes les données des stations sont télétransmises et centralisées à l’observatoire pour le suivi de l’activité du volcan. Au niveau du centre situé au CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique), un sismographe avec une baie d’acquisition permet la réception instantanée et une numérisation des données des différentes stations sismologiques ; un ordinateur « earthworm » permettant l’acquisition des données sismologiques mais également inclinométriques ; un ordinateur alarme précoce permet d’assurer un lien entre l’acquisition des données et la ligne téléphonique, ce qui permet en conséquence de déclencher une alerte par appel téléphonique (sur un listing), en cas d’enregistrement de données anormales. Ce système permet également l’acquisition des données extensométrique et vidéo du sommet.

Il convient de relever également, l’appui apprécié du PNUD pour la surveillance du volcan Karthala à travers l’acquisition des données des différentes stations de surveillance (stations sismiques, Polarisation spontanée,) et leurs traitements. Les efforts menés ont permis l’information de la population sur les aléas (cyclones, inondations, éruptions volcaniques, incendies, tremblements de terre et tsunamis) à travers la publication d’un bulletin d’information de l’OVK.

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