Des agriculteurs formés à la multiplication rapide de bananiers

14 mai 2015

Enseignement des techniques de multiplication des bananiers - PNUD

Le Projet de Renforcement des capacités d’adaptation et de résilience du secteur agricole face au changement climatique en Union des Comores (CRCCA) a conduit, les 27, 29 et 30 avril 2015, une formation sur la multiplication rapide des bananiers. Cette session, organisée par le PNUD et le ministère de la Production, était destinée à quinze paysans-formateurs et leaders de groupements agricoles retenus pour une bonne mise en œuvre du projet à Ngazidja.

La séance du 27 avril, théorique, était axée sur la projection de films documentaires et l’étude de cas pratiques. Issimaila Mohamed, qui a assuré la formation, y a présenté les principales maladies et ravageurs de l’archipel, comme le charançon noir et la cercosporiose noire, responsables de dégâts considérables sur les bananiers, sans omettre les parasites présents dans les pays voisins. Chef du service de la protection des végétaux à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement (INRAPE), il a également abordé la multiplication sous serre, les plants sains prêts à planter, les variétés améliorées, l’association de cultures ainsi que la distance à respecter entre les bananiers.

Les 29 et 30 avril, les quinze agriculteurs ont arboré des tenues adaptées pour des séances sur le terrain de démonstration du Centre rural de développement économique (CRDE) de Hamalengo-Dibwani. De toutes les méthodes exposées, c’est celle des Plants issus des fragments de tiges (PIF) qui a davantage retenu l’attention des participants.

Soutenir l’opérationnalisation

Développée par le Centre africain de recherche sur les bananiers plantains à Njombé (Cameroun), la technique du PIF permet une production en masse des rejets, en seulement trois ou quatre mois, et surtout hors du champ, dans un lieu sain.

Le projet CRCCA se doit, en effet, d’accompagner les CRDE à mettre en œuvre leur rôle d’appui-conseil aux agriculteurs, de diffusion de bonnes pratiques et de techniques et technologies innovantes, mais aussi d’appuyer la mise en place de produits financiers adaptés pour faciliter l’accès au crédit agricole des paysans, de soutenir le développement et l’établissement de partenariats de recherches et de technologie résiliente au climat, et de faciliter l’accès aux informations agro-météorologiques, à travers la mise en place d’un service agro-météorologique.

L’intervention du projet se fait dans six régions et auprès de vingt-neuf communautés parmi les plus vulnérables, à travers la mise en place d’approches, d’outils et de techniques d’adaptation aux changements climatiques. Le projet travaille avec les CRDE de Mibani et Fomboni sur l’île de Mwali, Lingoni-Pomoni et Nyumakele à Ndzuani, ainsi que Sidju-Idjikunzi et Hamalengo-Dibwani sur l’île de Ngazidja.

Le projet CRCCA est financé à hauteur de 3,5 milliards de francs comoriens par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM/GEF) dans le cadre du Fonds pour les PMA (LDCF), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Initiative Clinton pour le Climat et le gouvernement comorien. Son objectif est de faire en sorte que « l’Union des Comores dispose de capacités, d’outils et de technologies pour réduire la vulnérabilité des systèmes agricoles de Mwali, de Ngazidja et de Ndzuani au changement climatique et à la variabilité climatique ».