Les Comores à la COP21 avec l'appui du PNUD

14 janv. 2016

Le ministre comorien des Relations extérieures, Dr Abdoulkarim Mohamed, et le Coordonnateur résident des Nations Unies, Leo Isidro Heileman, lors de la COP21

Un mois est passé depuis la fin de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) qui a eu lieu du 30 novembre au 12 décembre 2015 au Bourget, en France. Alors que le Maroc s’apprête à organiser la COP22 en novembre 2016 à Marrakech, les délégués des 196 Etats parties ont regagné leur territoire afin de tirer les leçons du sommet et d'appliquer les engagements de l’Accord de Paris. Les Comores intègrent cette dynamique.

En effet, étant aussi bien un Petit Etat insulaire en développement (PEID) et un Pays moins avancé (PMA), l’archipel connait une grande vulnérabilité face aux changements climatiques. Cela explique la mobilisation du gouvernement comorien et de ses partenaires pour une participation active et effective à la COP21. Le bureau-pays du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a été le premier à répondre positivement à cette volonté des autorités comoriennes de partager l’évolution du changement climatiques et des politiques en cours.

Comme principal partenaire dans cette campagne, le PNUD a financé une grande partie de la mission, avec la prise en charge de membres de la délégation comorienne, et a aidé pour beaucoup à la tenue du « Pavillon Comores » au Bourget. Le Coordonnateur résident des Nations Unies, Leo Isidro Heileman, a accompagné et orienté le ministre comorien des Relations extérieures, Dr Abdoulkarim Mohamed, dans les négociations et les réunions pour promouvoir les programmes à mettre en œuvre dans le pays. C’est aussi le cas pour Karim Ali Ahmed, analyste de programme environnement, énergie et développement durable, qui supervise les programmes d’adaptation et d’atténuation.

Pour la première fois depuis vingt éditions de COP, les Comores disposaient d'un pavillon pour donner plus de visibilité à la vulnérabilité climatique de ses îles. Ce stand était sous la responsabilité de l’équipe du projet Renforcement des capacités d’adaptation et de résilience du secteur agricole aux changements climatiques aux Comores (CRCCA), sur financement PNUD/FEM. Le coordinateur national du projet, Youssoufa Mohamed Ali, et le chargé de communication, Irchad Ousseine Djoubeire, ont présenté les démarches entreprises, en plus des perspectives en matière d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques. Une étudiante en développement durable, Alfeine Sity Amina, s’est aussi impliquée.

Ce stand a vu défiler entre 1.500 et 1.750 visiteurs, sur les 37.878 personnes accréditées par le Centre de conférences. Le Pavillon Comores était divisé en cinq volets, à savoir l’exposition photographique, qui dressait une image du potentiel environnemental et de la vulnérabilité climatique de l’archipel ; l’innovation météorologique, à travers l’installation d’équipements pour suivre l’évolution climatique ; l’aperçu multimédia, sur les initiatives liées au changement climatique ; le desk d’accueil, pour la distribution de plus de 6.000 produits de communication ; et la salle de réception, pour l’accueil des hôtes de marque.

Durant toute la conférence, le groupe Cimel, qui est intervenu aux Comores grâce aux projets PNUD/FEM-FPMA (ACCE et CRCCA) a aussi envoyé, avec la société Memam, ses plus hauts cadres pour co-animer le stand avec la délégation comorienne. Les équipements météorologiques installés ont été l'objet d'une grande attention, notamment des visiteurs du continent africain, de Chine, de Corée du sud, du Pérou, d’Allemagne, de France et d’Italie, entre autres. Deux agents de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACM) participaient pleinement à la diffusion d’informations complémentaires.

Sur le plan des négociations, faisant partie de cinq groupes importants dans les négociations climatiques (PMA, PEID, Afrique, pays arabes, G77+Chine), le pays se devait de prendre part aux réunions quotidiennes de chacun d'entre eux. L’Accord de Paris semble ainsi satisfaire la délégation comorienne. Elle a d’ailleurs eu l’occasion de le confirmer grâce aux différentes communications dans les médias tout au long de la COP21.

Sur le plan bilatéral, la COP21 a permis aux Comores de réaffirmer leurs partenariats avec des pays comme la Nouvelle-Zélande et le Maroc, des organisations à l’image du PNUD, du FEM, en plus de confirmer leur disponibilité à collaborer avec IRENA et la nouvelle Alliance mondiale pour la géothermie. Grâce à ce dernier partenariat, une délégation comorienne a été envoyée à Abu Dhabi pour participer à un grand rendez-vous sur les énergies renouvelables.