Allocution de M. Douglas Casson Coutts, Coordonnateur Résident du SNU et Représentant Résident du PNUD lors de la cérémonie de remise de prix aux producteurs comoriens de vanille

21 sept. 2013

Excellences Monsieur le Vice-président,

Excellence Monsieur le Ministre

Mes chers collègues et amis du corps diplomatiques

Mesdames et Messieurs tous les acteurs de la chaine de valeur de la vanille et notamment les producteurs qui sont les invités d’honneur de cette cérémonie.

Essalam aleikoum

Je vous invite tous à applaudir ceux qui font un travail pénible sans qui les Comores ne pourraient exporter. En effet la production de la Vanille Bourbon nécessite de nombreuses interventions manuelles exécutées par de petits paysans qui ne peuvent pas toujours vivre dignement de leur travail.

Je suis très heureux de participer à cette deuxième cérémonie qui j’espère l’année prochaine regroupera encore beaucoup plus d’exportateurs qui redistribueront des primes aux producteurs. 

Je souhaite rappeler que le rôle du SNU et plus particulièrement du PNUD est avant tout de lutter contre la pauvreté et donc de répond à l’objectif millénaire pour le développement 1. Et cette redistribution de primes permet aux producteurs de bénéficier de la réussite des exportateurs. En ce sens le Système des Nations Unies sera toujours à vos côtés afin de relancer ce secteur clé et faire en sorte que les Comores puissent en bénéficier réellement. Et cela passera par une restructuration de la chaine de valeur et le regroupement des producteurs en coopératives dans une perspective de mieux saisir les nombreuses opportunités qui se présentent à eux pour rehausser leur revenus.

Depuis mon arrivée aux Comores il y a plus d’un an j’ai cherché à me familiariser avec la vanille et identifier la meilleure stratégie que doit adopter notre pays pour que la réussite ne soit pas conjoncturelle mais structurelle.

La vanille, c’est l’épice la plus cher au monde après le Safran. En ce qui nous concerne la vanille bourbon est un label créé en 1964 pour différencier les productions de vanille de l’Océan indien par rapport aux productions indonésiennes, mexicaines et tahitiennes.

Notre devoir à nous tous, les partenaires au développement, en étroite collaboration avec le gouvernement et vous les acteurs de la vanille, est de faire de ce label Vanille Bourbon des Comores un label de qualité une référence internationale C'est pourquoi les Comores doivent chercher maintenant à développer leur propre marque d'origine géographique.

C’est un travail de longue haleine mais si tout le monde y met du sien on réussira. Il est temps de passer à l’action ensemble et on fera le succès des Comores.

Il est essentiel que l’on se différencie des vanilles venant des pays de la sous-région en se spécialisant sur une vanille de qualité supérieure. Aux Comores, vous avez la chance de produire naturellement une des meilleures vanilles au monde qu’il faut non seulement préserver mais continuer à en améliorer sa qualité, à augmenter sa valeur ajoutée et faire tout le packaging sur place qui répondra ainsi aux besoins et aux standards internationaux.

Je souhaite ici remercier la France à travers mon ami Philippe LACOSTE qui avec le gouvernement comorien  ont assisté les producteurs d’acquérir une certification bio-équitable. Je suis heureux de vous annoncer que le SNU va lancer d’ici la fin de l’année un grand programme de relancé de la chaine de valeur des produits de rentes notamment pour la vanille, le girofle et le Ylang . nous sommes en train de finaliser le projet et mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre de cette ambitieux programme. Et je saisis cette occasion pour lancer un appel à tous les partenaires pour nous rejoindre dans ce chantier et notamment mon ami Ghulam Ambassadeur d’Afrique du Sud pays qui a un des centres d’excellence de recherche agricole d’Afrique. Certains pays du sud tels que l’Iran, l’inde, la chine sont des partenaires potentiels importants dans ce domaine dans le cadre la coopération sud sud afin de multiplier les opportunités d’affaires.

Tous ensemble, relevons le défi du développement durable.

Marhaba Mengi