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1-Réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim

Tendance nationale actuelle


Le pays a enregistré en 2012, une légère hausse en matière de croissance économique, atteignant 2,5 %, par rapport à 2011 (2,2%). Cela est lié au fait que le Gouvernement a engagé des réformes convenues dans le cadre du programme avec les institutions de Bretton Woods, en validant les deux revues manquées en 2011 et en réalisant les déclencheurs retenus pour le point d’achèvement de l’IPPTE. Ainsi, le pays a été déclaré comme ayant atteint ce point d’achèvement en décembre 2012. Plus concrètement, la mise en œuvre du programme s’est traduite par une meilleure maîtrise des recettes publiques dont notamment les ressources générées par la citoyenne économique, qui ont permis à l’Etat de payer régulièrement les salaires de ses agents et d’investir dans les infrastructures économiques, surtout les routes, malgré le fait que la  création d’emplois continue à poser problème.

Les Comores se situent ainsi dans la catégorie des nations à faible développement humain et elles pointent au 163ème rang sur 187 pays, selon l’IDH, dans le dernier Rapport mondial sur le développement humain.  Aucune autre enquête sur la pauvreté n’a été réalisée depuis l’enquête intégrale sur les ménages (EIM) réalisée en 2004 et qui montrait que la pauvreté nationale avait fortement régressé entre 1995 et 2004 avec l’incidence de la pauvreté des ménages qui était passé  de 47,3% à 36,9% et celle des individus de 54,6% à 44,8%. Cependant, au regard des tendances observées  dans le pays, et notamment de la persistance des taux de croissance négatif du PIB réel par habitant, sous-tendus par de très faibles taux d’investissement (la FBCF tourne autour de 10% du PIB),  il est difficile  d’atteindre la cible concernant la pauvreté monétaire en 2015, et d’ailleurs la revue à mi-parcours des OMD tenue en 2009 a classé cette cible parmi celles qui nécessitent des efforts importants et soutenus pour leur réalisation probable. D’autant plus que l’EIM a montré qu’au cours de la même période 1995-2004, l’indice de Gini avait augmenté de 25,7% et se situait à 0,55 ; donc à un niveau qui marque une forte inégalité des revenus et qui est, en général, défavorable à aux politiques de réduction de la pauvreté.
Cette activité économique atone n’est évidemment pas susceptible de générer des emplois décents. Les faibles performances du secteur agricole qui emploie l’essentiel de la main d’œuvre (57% des emplois pour 40% de contribution au PIB) laissent entrevoir une prévalence élevée du sous-emploi dans le milieu rural. Dans le secteur moderne urbain, les deux tiers des emplois sont non protégés, la pauvreté menace donc ces individus, en particulier des jeunes femmes qui sont occupées à des tâches peu rémunératrices. Il n’existe pas de données récentes permettant de mieux appréhender la question de l’emploi aux Comores. Les dernières statistiques connues (EIM 2004) indiquaient un taux de chômage de 13, 5% en 2004, en hausse par rapport à 1995 (10,4%) et montrait que la population des chômeurs englobait 47,6% de personnes n’ayant jamais travaillé, c’est-à-dire des jeunes la plupart du temps. Le peu de progrès enregistrés dans la diversification de l’économie et la faiblesse de l’investissement laisserait supposer une aggravation du chômage et du sous-emploi dans le pays, d’autant plus que la fonction publique, principal employeur du pays, est saturée et ne recrute pratiquement pas depuis un certain temps.

Les faiblesses structurelles de l’agriculture comorienne (couvre à peine 41% des disponibilités alimentaires) peu diversifiée et avec des rendements dérisoires, conjuguées à la crise mondiale et la flambée des prix des produits alimentaires  sur le marché international,  ont aggravé la situation alimentaire déjà précaire du pays. Les prix des produits alimentaires ont également connu une forte augmentation du fait des fortes intempéries qui  ont frappé le pays au mois d’avril. Le taux d’inflation annuelle est projeté à 5% en 2012.
On peut craindre que les résultats positifs  que  le Gouvernement  et ses partenaires au développement avaient engrangés dans la lutte contre la malnutrition et la faim (réduction de 2,7 points de pourcentage en moyenne par an du nombre d’enfants souffrant d’une insuffisance pondérale sur la période 2004 à 2008, et de 3,8 points pour ceux accusant un retard de croissance pour la même période) soient annihilés par l’évolution récente de la situation, caractérisée notamment par  la réduction quantitative, voire la pénurie, de certains produits alimentaires de base sur le marché.

Appui du PNUD

Face à cette situation, l’appui du PNUD au Gouvernement comorien, se focalise sur plusieurs fronts. Au niveau stratégique, après avoir apporté un appui multiforme à l’élaboration de la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP),  le PNUD accompagne le pays dans la mobilisation des ressources requises pour sa mise en œuvre. En outre, le PNUD soutient des programmes directement orientés vers la réduction de la pauvreté. Il s’agit notamment du projet de promotion la finance inclusive devant permettre à la population, et particulièrement aux couches vulnérables, d’accéder à produits financiers adaptés à leurs besoins et réalités ; de transformation de l’agriculture comorienne en introduisant l’approche « chaine de valeur » qui permettra de générer des revenus et des emplois importants dans le pays. A travers le processus du cadre intégré, le PNUD accompagne aussi le pays pour une intégration judicieuse dans le système de commerce multilatéral afin qu’il puisse bénéficier des avantages de la mondialisation.

Le PNUD organise un concours photo annuel en partenariat avec Olympus Corporation, L'Agence France-Presse (AFP) et le Département de l’information des Nations Unies pour mettre en évidence l'importance des OMD. La deuxième édition du concours vise à attirer l’attention sur la lutte en faveur de l’élimination de l’extrême pauvreté. Voir

Le Fonds pour la réalisation des OMD est un mécanisme de coopération international qui vise à accélérer les avancées sur le front de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) partout dans le monde.