La vanille est le premier produit d'exportation pour les Comores

Les députés comoriens ont adopté à l’unanimité, le 21 mai 2020, la loi d’application du Protocole de Nagoya sur l’Accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages (APA) découlant de leurs utilisations. Le texte a aussitôt été promulgué le lendemain par le décret présidentiel N°20-081/PR.

Le Gouvernement comorien a pris l’initiative de soumettre, en décembre 2019, un projet de loi à l’Assemblée de l’Union, pour faciliter l’application du Protocole de Nagoya. « Cette loi est une première dans notre pays car elle ouvrira des opportunités inédites. Les fournisseurs de ressources génétiques et les utilisateurs devront désormais négocier et accepter l’établissement d’un contrat où chaque partie pourra bénéficier des avantages de l’utilisation de ces ressources de manière juste et équitable », a défendu Bianrifi Tharmidhi, le Ministre comorien en charge de l’Environnement, devant les parlementaires.

Cette prise de conscience constitue une incitation à la protection de ces ressources et à leur utilisation durable, mais aussi à veiller à ce que les avantages éventuels susceptibles d’en résulter soient partagés d’une manière plus juste et équitable. La vice-présidente de l’Assemblée, Hayda Nourdine, est ainsi revenue sur l’importance pour les élus de la Nation de « défendre l’intérêt de la population, qui a longtemps était spoliée en particulier les fournisseurs des ressources génétiques et de prendre en compte l’équité du genre dans le choix des fournisseurs ».

Les Comores deviennent ainsi le 5e pays à adopter la législation APA dans le cadre du programme mondial qui est mis en œuvre dans 24 pays. Aux Comores, c’est la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts (DGEF) qui pilote les initiatives autour du Protocole de Nagoya dans le cadre du projet « Renforcement des ressources humaines, du cadre légal et des capacités institutionnelles pour la mise en œuvre du protocole de Nagoya », financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial (GEF) et mis en œuvre par le PNUD. « La DGEF entamera rapidement les démarches pour que le pays puisse signer ses premiers contrats avec des utilisateurs potentiels de nos ressources génétiques et/ou connaissances traditionnelles associées au profit des deux parties », a indiqué Hayria Mohamed, la coordinatrice nationale du projet.

Les plantes médicinales et aromatiques, telles que l’ylang-ylang, la vanille, le girofle, la noix de muscade, le moringa, le gros thym… sont significativement importantes pour la subsistance, l'économie nationale et les recettes en devises au niveau des Comores. Avec l’étendu du champs d’application du Protocole de Nagoya, les Comores pourront aussi protéger et valoriser leurs ressources en danger et iconiques comme le Cœlacanthe, les tortues marines, la chauve-souris Livingston, tous emblématique pour l’archipel.

Adopté le 29 octobre 2010 au Japon, le Protocole de Nagoya fait partie intégrante de la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). L’Union des Comores avait ratifié le Protocole le 17 janvier en 2013 et est devenue « Partie par accession » depuis son entrée en vigueur le 12 octobre 2014. Cet instrument donne suite aux dispositions de la CBD, en augmentant la sécurité juridique et la transparence, tant pour le fournisseur que pour l’utilisateur et ce, en créant des conditions d’accès aux ressources génétiques plus prévisibles et en garantissant le partage des avantages (financier, matériels ou un transfert des connaissances).

Un hotspot de la biodiversité...

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Ylang-ylang des Comores
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Vanille des Comores
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Coelacanthe des Comores
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Tortue des Comores
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Maki des Comores
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Miel des Comores
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Girofle des Comores
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