Richinia a fait de la Nature son combat. Photo PNUD-Comores / Gonzalo Bell

Du haut de ses 24 ans et avec un BTS en tourisme en poche, Richina Boinali arpente au quotidien les montages du Parc National Mont Ntringui sur l’île de Ndzuani. « Après mes études à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) à Moroni, j’ai intégré le Réseau National des Aires Protégées (RNAP) en mai 2017 en qualité d’écogarde ».

Étant donné sa connaissance du terrain, Richina sera aussitôt affectée, entre sa ville natale de Moya et Kowe, pour s’occuper du volet touristique et de la protection de l’environnement, surtout par rapport aux espèces endémiques. Parmi ses missions, il y a donc la surveillance de la population de roussette de Livingstone, l’un des chauves-souris les grandes du monde, classée dans la liste des 100 espèces les plus menacées selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

« Notre objectif principal est d’assurer une protection de l’environnement avec et pour les communautés locales en vue d’améliorer leurs revenus et de garantir une vie meilleure et surtout durable ».

En tant que écogarde, son travail sur le terrain consiste à faire :
- la promotion du parc et la sensibilisation auprès des communautés ; 
- l’accompagnement des comités de cogestion villageoise et la mobilisation des communautés ;
- les patrouilles forestières et la protection des espèces ;
- la surveillance des dortoirs et le suivi des cibles de conservations ;
- la lutte contre la déforestation, le braconnage et la culture sur brulis ;
- la vulgarisation de la loi sur le système national des aires protégées.  

Richina en action

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Richina et Zamil, conservateur du Parc National Mont Ntringui
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Chauves-sourris des Comores
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Richina et l'équipe du RNAP
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Richina et la nature

Des campagnes de sensibilisation sont ainsi menées dans les lieux publics, les mosquées ou encore des réunions avec des personnes ressources spécifiquement identifiées tels que les autorités locales, les notables et les leaders d’opinion…

Les défis à relever sont de gagner la confiance des communautés et faire cesser la destruction des écosystèmes.

« Parmi les problèmes que nous connaissons sur terrain, c’est la résistance d’une vingtaine de paysans occupant la zone du lac Dzialandze pour leurs cultures et qui sont bien décidés de ne pas abandonner leurs parcelles. Sinon, les autres problèmes sont négligeables par rapport au degré d’appropriation de la part des populations affectées. Les communautés sont majoritairement réceptives vis-à-vis mais elles s’impatientent pour ce qui est des retombées du parc ».

Richina est parmi les 23 femmes sur 49 écogardes que comptent le projet RNAP, soutenu par le GEF et le PNUD, avec comme objectif de mettre en place un système plus vaste et fonctionnel d’aires protégées, représentatif de la richesse en biodiversité du pays et offrant de bonnes perspectives pour un avenir durable.

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